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Les assises de la maturité et de la clarification
On peut le dire sans risque d’être contredit par toute personne de bonne foi : la deuxième session ordinaire du Bureau politique de l’UPADS, tenue la semaine dernière à Brazzaville, a consacré la grande maturité de la formation politique fondée par le Pr Pascal Lissouba. Assises de la maturité, d’abord par la qualité des résultats auxquels les délibérations ont abouti. Sans surprise, l’UPADS a réaffirmé son ancrage dans l’opposition au régime de Sassou et sa volonté de reconquérir le pouvoir par les urnes. « L’UPADS est à l’opposition et elle entend en sortir par les urnes, alors que tous les actes de l’UPADS fond jaune tendent à accréditer l’hypothèse d’un accord politique secret entre l’UPADS dissidente et le pouvoir en place, créant ainsi une confusion dommageable pour notre ligne politique », a tranché très clairement le Vice-président Pascal Gassama, Chargé de la permanence du Conseil des Vice-présidents de l’UPADS. On ne peut être plus clair ! Maturité et aussi clarification par le retour à la discipline interne. En effet, le Bureau politique a, sans aucune ambiguïté, décidé d’assainir les rangs du parti et de mettre fin à la chienlit orchestrée par certains militants, en mal de repères. Le vagabondage politique, la trahison et la complicité de déstabilisation ne sont pas des valeurs morales et éthiques sur lesquelles le Pr Lissouba a fondé le parti ; le Bureau politique l’a rappelé fermement en procédant à l’exclusion pure et simple de tous ceux qui se sont compromis avec le régime ou posé d’autres actes d’indiscipline.
Assises de la maturité ensuite au regard des positions prises par le Bureau politique sur des questions nationales telles que la présidentielle de 2009 et la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI). Sur le premier point, la délibération est empreinte autant de sagesse que de clairvoyance politique. Le Vice-président Gassama a ainsi situé les enjeux : « Si le parti participe [à la présidentielle de 2009] dans le cadre électoral actuel, il devra s’attendre à des résultats en dessous de son potentiel électoral. S’il s’abstient, en revanche, le risque est grand de voir le pouvoir nous imposer un candidat qui portera le logo de notre parti pour combler ce vide. C’est un choix véritablement cornélien ». Et d’ajouter : « Si la discipline et l’intérêt du parti et de la nation pouvaient prévaloir, ce risque serait nul ». C’est du reste cette maturité politique qui a conduit le bureau politique à charger le Secrétariat national et la Commission nationale d’évaluation de procéder à la sélection des candidats à la candidature de l’UPADS à l’élection présidentielle, au plus tard fin septembre 2008. En clair, le parti a choisi d’éviter toute mauvaise surprise de la part d’un pouvoir abonné aux manœuvres sournoises et à la fraude. Maturité de la réunion du Bureau politique enfin par la main tendue aux forces démocratiques de l’opposition pour imposer à Sassou et au Rassemblement pour la majorité présidentielle (RMP) la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) et un recensement administratif spécial avant l’élection présidentielle. Après ses succès électoraux lors des législatives de 2007, des locales et des sénatoriales de 2008, et ce en dépit des fraudes organisées par le pouvoir, l’UPADS vient de conforter, par la session ordinaire de son Bureau politique, son statut de toute première force politique du Congo. Ceux qui en doutaient en ont eu la preuve !
APL - Pemmangoye
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