Sassou N’Guesso et le PCT renvoient les municipales aux calendes grecques
«Ce qui importe, ce sont les municipales qui auront lieu au plus tard en mai de cette année » : Ainsi s’exprimait Sassou dans l’hebdomadaire Jeune Afrique (n°2463 du 23 au 29 mars 2008). Hélas, il n’y a aucune commune mesure entre le discours et la réalité du terrain. Personne, même pas le ministre de l’Administration, ne sait à quelle date ces élections auront lieu,les listes électorales n’ont toujours pas été établies. Il s’y ajoute le contentieux sur le découpage électoral et la revendication pour la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI). Fidèle à ses habitudes, le pouvoir de Sassou entretient un flou artistique dans l’organisation des municipales afin de mettre en œuvre, le moment venu, sa stratégie de fraudes massives. Cette fois, l’UPADS et les forces démocratiques congolaises ne se laisseront pas voler la victoire électorale.