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Déclaration de la Direction Politique Nationale de l'UPADS sur l'audiance accordée par le Président de la République au Camarade Moukouéké Christophe, ancien Secrétaire général de l'UPADS.
- Le Conseil des Vice-présidents,
- Le Secrétariat National et
- La Commission Nationale de Suivi et d’évaluation
Se sont retrouvés, ce mercredi 19 mars 2008 au siège du Parti, pour examiner la situation créée par l’audience accordée par le Chef de l’Etat au Camarade Christophe MOUKOUEKE, ancien Secrétaire Général de l’U.PA.D.S et membre du Groupe Parlementaire du même Parti à l’Assemblée Nationale
L’U.PA.D.S tient, d’entrée de jeu, à rappeler que le Président de la République a le droit de recevoir qui il veut dans le cadre de ses fonctions ou de ses amitiés.
Elle rappelle , par ailleurs, qu’aucun leader de l’Opposition parlementaire ou extra parlementaire n’a été reçu en audience par le Chef de l’Etat, depuis plus de cinq (5) ans , malgré les nombreuses demandes de celle-ci dans ce sens.
Elle rappelle, enfin, que le statut constitutionnel du Chef de l’Etat l’oblige à se tenir au-dessus de la mêlée et de se comporter en bon père de famille.
A première vue, l’U.PA.D.S devrait se réjouir de l’audience accordée à l’un des siens, fût-il ancien Secrétaire Général du Parti, par le Président de la République.
Si cette audience n’avait pas été autant médiatisée, la direction politique du Parti ne s’en serait par émue, outre mesure, car l’amitié entre les deux (2) hommes est curieusement revendiquée et remise au grand jour depuis le Congrès de la renaissance du Parti. La presse présidentielle qui a rendu compte de cette audience, a présenté l’heureux bénéficiaire de cette faveur présidentielle comme le Secrétaire Général de l’U.PA.D.S.
Et c’est là un motif d’étonnement pour la direction politique nationale, car aucun de ses membres n’a été mandaté par elle pour discuter des problèmes de politique nationale et, encore moins, des problèmes du Parti avec le Chef de l’Etat.
L’U.PA.D.S se refuse à croire que le Président de la République ait déjugé son administration, elle qui avait, par la Circulaire n° 0781/MATD-CAB du 11 septembre 2006, suspendu tous les organes politiques de l’U.PA.D.S, puis accordé l’autorisation pour ce Parti de tenir son Congrès extraordinaire, lequel s’est tenu les 27 et 28 décembre 2006, et enfin, reconnu ses seules instances issues dudit Congrès par le Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, par la Circulaire n° 002/MATD-CAB du 18 janvier 2007.
La suite logique de l’application de la lettre et de l’esprit de la loi n° 21-2006 du 12 août 2006 sur les partis politiques, dans le cas d’espèce, c’est la participation de l’U.PA.D.S aux élections législatives sur la base d’une liste de candidatures arrêtée par la direction politique issue du Congrès de décembre 2006 et la création d’un Groupe Parlementaire U.PA.D.S à l’Assemblée Nationale dont le Camarade Christophe MOUKOUEKE est précisément membre.
L’U.PA.D.S exige que le Président de la République qui a - à juste titre – démissionné du PCT pour se conformer à la Constitution, ne s’immisce pas dans la vie de l’U.PA.D.S qui a vidé la querelle de légitimité qui la rongeait en organisant un Congrès dans les conditions ci-dessus rappelées et, ce, conformément à ses statuts. Le Président de la République ne devrait pas se rendre coupable d’un délit de complicité d’usurpation de titre et, donc, de faux. Sinon, l’U.PA.D.S serait en droit de penser à un complot contre elle, lequel complot aurait un cerveau et des exécutants désormais bien identifiés à ce jour.
Le Chef de l’Etat poursuit inlassablement et méthodiquement le même objectif, l’implosion de l’U.PA.D.S après avoir réussi la même entreprise ailleurs. Tour à tour, il a reçu Paulin MAKITA, Victor TAMBA-TAMBA et puis encore Christophe MOUKOUEKE. Chaque fois, les audiences ont été médiatisées et chaque fois, le sort du Président Fondateur y aurait été évoqué, mais à l’arrivée le résultat est resté inchangé ; le Président LISSOUBA est toujours en exil et les compétitions électorales demeurent déloyales et le pouvoir, à la fois, juge et partie. Dès lors, comment comprendre l’attitude de certains cadres du Parti à marquer des buts contre leur propre équipe ?
Si l’U.PA.D.S peut comprendre l’antipathie qu’elle inspire au Chef de l’Etat qui souhaite sa disparition pour qu’il n’y ait plus d’alternative crédible au Congo, elle ne comprend pas, en revanche, la propension de son ancien Secrétaire Général à qui elle a pourtant tout donné, à devenir le principal exécutant de ce complot. Christophe MOUKOUEKE, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a donné des gages de sa loyauté à l’égard du pouvoir depuis son retour au pays, à travers des déclarations qui lui son toujours favorables. L’aboutissement de cette mise à l’épreuve a été le vote par lui et Victor TAMBA-TAMBA de la loi des finances 2007 de la Nouvelle Espérance, laquelle loi des finances a été marquée par des choix des investissements et des priorités hasardeux contraires à la ligne du Parti et aux antipodes de la revendication sociale. Le FMI a fat le même constat que nous dans sa dernière revue. Après cette preuve supplémentaire de loyauté, le sacre a été cette audience accordée au Camarade Christophe MOUKOUEKE par le Chef de l’Etat pour fixer sa nouvelle feuille de route. L’U.PA.D.S imagine qu’elle contient la multiplication des listes U.PA.D.S aux locales pour priver le Parti des effets bénéfiques de la stratégie des adversaires et surtout une candidature à l’élection présidentielle de 2009 où il jouerait un rôle de lièvre électoral. Comme dans les courses de fond, le lièvre électoral fera semblant de courir pour lui, mais en réalité, moyennant argent, il se retirera quand son champion le lui demandera pour le laisser passer.
La Direction politique nationale de l’U.PA.D.S rassure l’opinion nationale et internationale sur sa fidélité au combat pour la démocratie et à son Président fondateur. Elle est ancrée à l’Opposition. C’est pour elle un devoir absolu que d’élever une protestation tout aussi absolue, inflexible et éternelle contre la gestion clanique du pouvoir d’Etat. Christophe MOUKOUEKE ignore ce Congo qui souffre, ces Congolais humiliés quotidiennement et préfère le Congo des palais et des privilèges. Pour lui, le Congo a vidé le contentieux politique qui mine son développement et jugulé la crise multidimensionnelle qui ronge notre pays. Il peut donc réclamer sa place autour de la table où se distribue le butin du pillage à huit clos. C’est tant mieux pour lui et tant pis pour le Congo et les Congolais condamnés à la misère.
L’U.PA.D.S et son Président-fondateur ne sont pas des fonds de commerce pour s’enrichir et meubler les salonnades, mais un instrument de lutte pour la démocratie et le développement.
Quant à la presse, l’étonnement de l’U.PA.D.S est total. La presse d’Etat qui continue à appeler le Camarade Christophe MOUKOUEKE Secrétaire Général, peut-elle nous situer l’autre siège de l’U.PA.D.S en dehors de celui-ci, ou nous donner les noms des Secrétaires nationaux qui siègent à ses côtés ? La presse n’a-t-elle jamais lu l’acte pathétique par lequel Christophe MOUKOUEKE s’auto réhabilite après avoir été suspendu de ses fonctions par le Président fondateur, suite à son pamphlet contre l’homme qui l’a fait roi ?
Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, l’U.PA.D.S a tenu son congrès en décembre 2006. Elle en est sortie avec une direction légale et légitime qui jouit de l’effectivité du pouvoir. La légitimité à l’U.PA.D.S est conférée par le Congrès.
La direction politique nationale ne se laissera par divertir par ces basses manœuvres. Elle incarne la ligne du Parti qui vise l’alternance par les urnes avec un projet et des hommes pour le réaliser. Il est le Parti leader de l’Opposition congolaise qui continuera à revendiquer le dialogue politique pour apurer le contentieux politique congolais et relancer la démocratie congolaise confisquée.
L’U.PA.D.S rappelle qu’en Démocratie, les partis politiques et les syndicats sont les interlocuteurs incontournables de l’Exécutif, dans la gestion de la cité. En dehors de ce cadre, il n’y aura que combines, magouilles, arrangements politicien et copinage dont le Congo n’a que trop souffert.
La Direction politique nationale de l’U.PA.D.S demande aux militants et sympathisants de rester indifférents aux actes de déstabilisation sur fond de nombreux appels du ventre d’où qu’ils viennent, et de demeurer fidèles au parti et à son Président-fondateur, le Professeur Pascal LISSOUBA.
La Direction Politique Nationale de l'UPADS
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