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Interview :
Dominique Nimi Madingou, un des vice-présidents de l’UPADS et candidat à la députation dans la circonscription électorale de Makabana : «L’UPADS se battra férocement dans chaque circonscription ».
Question : Le second tour des élections législatives a été fixé au 5 août prochain. Comment réagissez-vous à ce report ?
Réponse : Si le gouvernement avait tenu compte du scandale de cette grossière tricherie, c’est l’ensemble du scrutin qui devait être repris. Mais comme le président Sassou N’Guesso adore l’épreuve de force, il a entériné une élection boiteuse, dès lors qu’il s’est assuré la majorité par la fraude et la manipulation. Mais l’UPADS et ses candidats ne baissent pas les bras, le combat politique se poursuit, y inclus le fameux tour. Nous nous battrons férocement dans chaque circonscription.
Question : Que souhaitez-vous d’ici la tenue du second tour pour la circonscription de Makabana où vous avez été retenu pour le second tour ?
Réponse : Il y a un début de révision des listes à Makabana, notamment au Centre du District. Rien ou presque n’a été fait à la proche comme à la lointaine périphérie. La fraude est à craindre de ce côté-là, particulièrement à Monkondo et Foralac. Mes représentants dans ces divers bureaux de vote ont mission de demeurer vigilants et de faire appliquer la loi électorale.
Question : Le pouvoir de Brazzaville s’est engagé auprès de la communauté internationale à organiser enfin un scrutin libre et démocratique le 5 août. Doit-on le croire sur parole ?
Réponse : Je ne crois pas dans ce que déclare ce pouvoir. Il s’agit d’effet d’annonce. Pourquoi par exemple cette communauté internationale et les ONG n’ont pas été invitées depuis le début du processus, comme cela se fait partout en Afrique ? C’est que Sassou et son parti congolais des tricheurs voulaient frauder en vase clos. Cela doit être dit et redit pour que prenne fin ce pouvoir inique et cynique.
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