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                                       Leonor Fini           

 

 

Sur ce site,

 

vous pourrez lire divers textes – nouvelles, contes, poèmes, proses, chansons, etc. – dont certains inédits. Vous aurez également accès à des entretiens, une biographie, une bibliographie complète (avec extraits), des chroniques, des articles de presse, des traductions

De même, vous pourrez prendre connaissance des derniers ouvrages parus.

 

Le site évoluera au fil du temps, s’enrichissant de nouvelles rubriques, de nouveaux textes, de nouvelles illustrations.

 

Vos messages seront les bienvenus. Ils recevront une réponse appropriée.

 

Bonne lecture.

   

                     *****

NOUVEAUTÉ

De ces nouvelles émergent des personnages ayant un rapport particulier au temps : le libraire, convoyeur de mots, le célèbre auteur du Livre des Grands Paradoxes, le Maître des Grandeurs et Docteur des Symboles. Daniel Leduc décline dans ce recueil des thèmes qui achoppent au temps : recherche d'identité, intimité des femmes, communication, révolte, doutes de l'artiste, sagesses improbables, mort, sexe.

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TABLE DES TEXTES :
La Galaxie Gutenberg
La forêt qui cache l’arbre
Garance
Le danseur de mots
Les deux vies de la scolopendre
Carpe diem
Le palimpseste du jour
Le réel voilé
La mort est-elle mortelle ?
Zéro limite
L’Origine du monde
Le règlement du jour
La nuit est encore le jour
La chauve-souris de l’ombre
Le temps éperdu
Le temps éprouvé
Leçon de la guitare
Pourquoi les femmes
Peine de mort(s)
Brouillard d’électrons
Petit à petit
Cartons
Danse avec la mort
Sexe et texte
De l’autre côté des vagues
De tous les peuples
Le Livre des Grands Paradoxes

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ISBN : 978-2-296-06872-8 • janvier 2009 • 156 pages
Prix éditeur : 15 € 

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Groupe Facebook

"Aux Fils du temps"

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Cher Daniel Leduc,

Je me suis régalé en lisant "le temps éperdu", et m'apprête à lire le reste.

Bien cordialement à vous.

Etienne KLEIN

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Disponible sur Chapitre.com

              Amazon.fr

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       Fnac.com

              

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Parutions :

L'homme qui regardait la nuit

Deux contes publiés en édition bilingue français / arabe dialectal (Algérie)

Editions L'Harmattan

Voir fiche technique

Article dans le quotidien algérien La Voix de l'Oranie

Note de lecture sur choisirunlivre.com

                  

           

      *****

  

LE MIROIR DE L'EAU

 

 

Conte bilingue français / arabe dialectal (Algérie).

Traduction : Mahi Seddik Meslem.
Illustrations couleur : Virginie Marques de Souza.
Collection : Contes des quatre vents.
L'Harmattan Jeunesse, 2007.

Disponible sur Chapitre.com

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*****

CHANT DE LA TERRE

 

Dans la transparence du regard, le ciel s’accouple avec la terre ;

les nuages sont des sources, les feuillages, des étoiles.

Depuis longtemps l’Homme s’interroge sur le fluide et sur l’opaque ;

sur ce qui coule et ce qui voile ; ce qui prodigue ; ce qui recèle.

Le sang provient-il des océans ; et la peau, de la glaise ?

Qu’y a-t-il en deçà du commencement ? Et par delà nous-mêmes,

qu’y a-t-il d’autre, qui ne soit ni le tout ni le néant ?

L’Homme, arc-bouté sur ses pensées, depuis toujours se nomme,

ainsi qu’on prononce un silence, le rectifiant en somme.

La Terre n’est-elle qu’une question qui tourne sur elle-même ?

(lire la suite)

*****

 

L’impossible ensemence nos terres d’ailleurs,

nos futurs nos rêves,

nos énergies latentes.

Il nous faut croire à l’utopie

si nous voulons

nous devancer nous-mêmes.

Rien n’est plus stérile

qu’une raison strictement raisonnante,

qu’une équation

qui n’a plus d’inconnues.

L’Homme,

cet animal

dont la conscience rêveuse

défie les lois

de l’impossible.

 

------------------------------

 

Mot, pose-toi sur mes lèvres,

réfléchis le sens de la clarté

où dominent les univers

entrecroisés, mot,

offre-toi

aux silences de la mer

quand la mer se retire

des rives et du partage, mot,

sois le cousin

de la note qui s’élève

par-dessus

les HLM du temps,

sois, mot, celui qui donne

sa langue

au chaland

qui passe, ne te retiens

pas, mot, de dire

ce qu’il faut taire,

mot, témoigne sur cette Terre

de l’émotion, mot,

comme cette émulsion

où se révèle

l’image, franchis donc les frontières, mot,

sans morve

sans modèle sans motif,

mot,

avec

modulation.

 

------------------------------

 

La beauté apaise

les vents contraires ;

c’est elle qui fait tomber les masques

par son rapport

au désir d’exister.

La beauté, ce plaisir des sens

qui provient des contours et des formes

dans leur mouvance intemporelle,

je la côtoie en chaque espace,

mue et muant

dans le regard du monde.

Avec ce qui palpite

en nous

germe

le sentiment du beau.

Beauté : résilience.

 

------------------------------

  

Clown, cul-terreux sublime,

de tes grimaces sortent l’humanoïde

qui en chacun s’anime,

et son frère le penseur

dont les mots spéculent

sur le subit espiègle.

Tes jongleries

désarticulent l’austère,

l’orgueil et le pouvoir.

Fou du prince, tu es par la risée

qui fait rire les enfants,

leurs maîtres, leurs tuteurs.

Plus fous sont ceux qui ne rient point :

ils se croient augustes

alors qu’ils sont bouffons ;

ils se disent présidents,

engrossés par le vent ;

ils s’agitent, burlesques,

comme des pantins sans fil ;

et la vie ricane –

en crayonnant leurs rides.

 

------------------------------

 

Je te dis, fils,

d’ouvrir ta peau,

tambour de la raison de vivre,

ta peau tendue

entre l’aube et le soir,

couche de tes rêves, de tes amours

épidermiques. Rien

ne peut naître

sans une peau

tendue ; rien ne peut être

sans écorce, ni épluchures,

ni suie

suintant de la nuit.

Fils ta peau

fais-en la page du monde,

sur les os,

fils ! Fais-en 

la page calligraphiée

du monde.

 

------------------------------

 

Étranger, mon frère, je te serre la main

dans l’ombre et la lumière.
Toi qui t’exiles de la terre d’enfance,

de tes proches, de tes vents,

de tes marées d’images ;

toi qui franchis

des frontières invisibles,

et d’autres urticantes,

je te salue

par le sable, l’eau et la pierre.

Ton courage est ta langue,

ta parole est ton dû.

Marche

parmi nous autres –

et si certains te blessent :

ils n’humilient

qu’eux-mêmes.

 

------------------------------

 

 

Ce train qui circule à grande vitesse, faisant vibrer nos os,

qu’emporte-t-il loin d’ici, quelles frontières traverse-t-il ?

N’est-ce pas l’instant qui file, effrangeant la toile des heures ?

L’instant complice de l’équilibre

sur ce fil de fer que la vie nous tend ?

Avons-nous des mots pour signifier l’infime,

l’immense et l’improbable, l’abondant et le trop peu ?

Avons-nous des signes pour modifier le monde,

dans sa virgule peut-être, ou dans son étonnement ?

Là où l’horizon ploie, n’est-ce pas l’Homme qui flanche ?

N’est-ce pas l’Homme qui planche, où l’horizon se noie ?

La nature a tatoué chaque terme sur chaque Homme,

chaque Homme s’en va, avec ses propres mots ;

l’un dit seulement, l’autre marmonne pourquoi ;

quant à la femme, elle ne fait qu’un silence

qui vient du ventre, et du vent de la nuit.

Le temps est incertain, il est toujours distant.

On croit qu’il est là-bas, alors qu’il tisse ailleurs ;

ou bien qu’il file – ici.

 

------------------------------

 

M’étant plongé dans la lecture d’un livre aux eaux souterraines

j’ai capturé des phrases aussi pures que profondes

dont le sens tourbillonne le sens commun des choses.

Il y a des mots qui bouleversent le regard

dérangeant l’ordre établi du monde ;

des mots réactifs, motivants, substantiels

dont la clarté diffuse d’ineffables pensées.

Le livre qui, dans les mains, transpire,

s’agite avec passion, retourne sans tomber :

voilà l’éphémère dont il faut battre les ailes ;

que la poussière en sorte en milliards de virgules,

afin de ponctuer nos jours

dans le sens de l’aller.

 

------------------------------

 

Gargouillis dans la gorge,

ce sont ces mots des profondeurs

qui remontent, pêle-mêle, prêts à

dynamiter le souffle

d’entre les dents.

Je parle des charges contre l’attente,

des charges de buffles

sur la plaine où dorment les peines

et les jouissances.

Baissez donc les ponts-levis,

que les coursiers sauvages piétinent les convenances ;

que les manants franchissent le désir d’être ;

que chaque Homme soit

sous la flamme qui déchire.

Levez donc les leviers :

pour élever la voix

jusqu’au cœur de la vie !

 

Daniel Leduc

 

*****

 

 

Livre du Nombre (extrait) 

 

Si la rotondité de la Terre, qu’Aristote avait démontrée par une incomplétude -- "Lors des éclipses, la Lune a toujours pour limite une ligne courbe : par conséquent, comme l'éclipse est due à l'interposition de la Terre, c'est la forme de la surface de la Terre qui est cause de la forme de cette ligne" [1] --, si cette sphéricité n’était pas aplatie aux deux pôles, combien les Hommes pourraient-ils croire en l’idéal des formes, avec cette même foi qui les illusionne lorsqu’ils observent un coucher de soleil. L’apparence est trompeuse pour qui la lumière est vive, et ténébreuses les ombres ; l’apparence, qui pourtant, est cette peau des jours grâce à laquelle le monde se protège de lui-même.

Ainsi, le désert est-il peuplé d’innombrables ; le vide, plein de matière sombre ; et ce qui nous enchante, transparent d’interstices.

(lire la suite)

 

 

               *****

 

 

Vous pourrez lire  les quatre premiers chapitres d'un roman jeunesse intitulé Le mystère du Masque en cliquant sur les premières lignes de cet ouvrage :

 

À chaque fois que Raïssa, Grégoire et Serge se retrouvent au Café du Centre, c’est pour refaire le monde. Leurs discussions les entraînent sur des terrains glissants où les idées s’affrontent comme de preux chevaliers. Il faut dire que les trois adolescents possèdent chacun un caractère bien trempé : Raïssa ne supporte pas la moindre injustice ; Grégoire admet difficilement tout ce qui ne serait pas logique ; Serge est persuadé que le monde qui nous entoure n’est qu’apparent, et que la vérité est indomptable. Tous trois défendent passionnément leur point de vue, ce qui s’accompagne souvent par des protestations et des cris de colère. Mais au bout du compte, les trois amis s’accordent sur l’essentiel, et leurs réunions se terminent en général par des gestes d’affection et par des rires.

Toutefois, ce lundi, il en va tout autrement.

                

 

                         *****

 

Vous pouvez également prendre connaissance du début d'un nouveau roman jeunesse ayant pour titre L'homme qui revient de loin.

Cliquez sur l'extrait suivant :

 

Dans les villes, la nuit, il y a toujours ce bruit de fond ; comme des vagues qui rouleraient sur elles-mêmes, évoquant sans cesse le voyage des hommes sur leurs navires à la recherche d’un continent chimérique. Et lorsqu’on ferme les yeux, recroquevillée au fond du lit, tout en percevant le cliquetis de la pluie sur le toit en zinc, on a le sentiment de n’être qu’une petite fille dans les bras des ténèbres, abandonnée de tous, sur une île peuplée de courants d’air.

Cindy frissonne, blottie sous la couette ; elle s’imagine aux prises avec les éléments déchaînés de la mer ; espérant que quelqu’un viendra la sauver ; qu’elle ne se sentira plus jamais seule ; jamais seule…

C’est le sommeil qui l’emporte, jusqu’à cette rive qui devient le matin.

Et comme chaque matin, le réveil sonne, chassant les angoisses de la nuit. Alors il n’y a plus qu’un jour comme un autre, qu’une ribambelle d’habitudes qui se bouscule contre le temps.

Le café noir dans le bol Arcopal, le pain beurré qui s’émiette, la pomme mal épluchée ; et puis les premiers mots qui blessent :

— Alors, ma fille, toujours cette tête de nigaude, le matin ! Tu as le regard chiffonné comme si quelque chose t’avait froissée ; j’espère que ce n’est pas moi !

Cindy se contente de plisser les yeux ; quelques secondes pour ne plus voir.

Sa mère continue son harcèlement : ça fait partie des habitudes.

— Il faudra bien que tu te redresses un jour, on dirait une petite vieille penchée sur son passé ! Allez ouste, au lycée !

Pour Cindy, c’est la parole de délivrance “au lycée !”. Elle va pouvoir redevenir elle-même.

 

 

Turner

                                

 

Toute forme d’intolérance, de racisme provient d’une faiblesse de la conscience.

                                         

Lebadang  - Bord du Lac 5


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